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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

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😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


www.larguer-les-amarres.com

Publié par Antoine de Saint-MoritoriTeSalutant sur 20 Octobre 2009, 15:15pm

Catégories : #Souven@nces ()

 

 

Drop me back to Yesterday...

 

Bring me back to TOMORROW !!

('cause I'm in the middle of Nowhere !)



       Aujourd'hui encore comme il y a cette éternité d'ici, le plafond du ciel défile tojours à une vitesse plus que raisonnable : du vent en perspective.. Le vent du changement ?

Tu parles.. Même le vent s'envole... Sans vol, pour moi à présent, sans elle et sans ailes pour voler à un quelconque secours, à défaut de pouvoir voler de ses propres zèles.

Marasme, miasme et chili con carne !

Ah.. Voilà du Savage Garden... Excellent, ça colle à mon pro-Phil du jour, pas nécessairement celui de la nuit prochaine, mais enfin, "Let's carpe diem !", comme dirait l'Autr' (ruche).


L'envol d'une troupe de moineaux s'apparente à la charge d'une troupe, voire d'un troupeau, qui marcherait  au pas cadencé.

A un pas bien trop cadencé et consensuel pour moi : j'ai déjà donné, merci, je passe mon tour !  Alors donc, "envole-moi",

comme disait la chanson.

L'an vole à mon secours, afin que je m'envole.

Que je m'envole...

 

 

Ramenez-moi les rues qui n'en finissent jamais, les plans quadrillés et les feux tricolores avec décompte des secondes piétonnières  !

Ramenez-moi les dépanneurs du coin à chaque coin de rues interminables ! (Ramenez-moi la tenancière hindoue de cette épicerie devenue quotidienne et presque mienne, réservez-moi ses efforts pour me faire acheter toutes les clopes existantes,

même celles qui ne se fument qu'en peignoir (?) !)

Ramenez-moi avenue du Parc, rue St-Denis, boulevard Henri-Dupouy, pont Jacques-Cartier, et tellement d'autres innombrables kilomètres que mes mollets s'en souviennent encore !

Ramenez-moi les rives du St-Laurent, que j'y replonge mes pieds endoloris, que j'y éteigne mes ampoules et y allume ma joie d'y être !

Ramenez-moi le parc Jean-Drapeau, la Biosphère, le fort, les plantes, l'île Notre-Dame mais sans son casino !

Ramenez-moi les arbres coloriés en dégradés de verts, d'orange, de jaune et de rouge, même si je me suis trompé de calendrier !

Ramenez-moi le café à l'angle patibulaire, sa serveuse perpétuellement boudeuse et ses passants irrémédiablement dépassés !

Ramenez-moi les joggeurs fous du Mont-Royal, qui escaladent l'escalier du Belvédère comme s'ils devaient décrocher la Lune !

Ramenez-moi les météos encore plus lunatiques que moi, les températures changeantes dans la même heure, et les saisons condensées dans une seule balade devenue routinière mais toujours renouvelée !

Ramenez-moi un picon Boréale, que j'alternerai avec un café encore plus frappé que ma tête !

Ramenez-moi ces regards anonymes, ces accents multicolores et ces saveurs très "couleur locale" !

Ramenez-moi le long de la façade de Molson's Brewery, que je puisse enfin goûter à autre chose que l'air vicié des parages !

Ramenez-moi ce troquet, "Au Deuxième" du nom, premier de cordée, troisième à droite, quatrième de couverture, et j'en passe et des impairs !

Ramenez-moi ces moments doux, ces débats passionnés, ses yeux à l'anthracite velours, ses attentes, ses détentes, ses contentes, ses ... !

Ramenez-moi la sisha, le verre cassé, le goût de menthe, l'odeur du miel et le reliquat d'encens camphré ?!

Ramenez-moi les actes manqués, les Bailey's tourmentés, les pizzas frelatées et les conserves froides que j'ai ingurgitées

quand je ne pouvais plus jouer des tours et des détours avec ma faim !

Ramenez-moi "Le Massilia", son cadre méridional, son ambiance festive, sa tenue exemplaire, ses assidus folkloriques (!), son grand écran réservé-matchs-de-l'OM, ses Hugues, Julie, Anthony, et autres passagers clandestins d'un destin sans clan pas sages et éphémères sans effet-mer Méditerranée.. !

Ramenez-moi le vol AC 885 avec une heure de retard pour que les services de l'Immigration puissent encore faire des leurs, et reconduire en force les indésirables au passeport défectueux... Ce n'était pas pour moi cette fois-là, mais ramenez-en des contrôles de papier, ramenez-en,  oui mais ramenez-moi !!!

Renvolez-moi, bon dieu !

Ramenez-moi au 4544, Park Avenue, je connais le numéro de ma chambre d'hôtel, le code pour y entrer, le décodage pour en sortir (!)

Renvolez-moi tout !

Ramenez-moi tout ça, et même plus, et encore davantage, et carrément tout ce qui n'existe que dans un coin du supermarché de mon cerveau... !

Envolez-moi tout ça..

 

"Envole-moi"

 

 

(Non, c'aurait été trop facile d'inclure ici 'Envole-moi' de ce cher J-J G ! Même si ce titre aurait largement fait l'affaire....)

 

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Ramenez-moi dans la cour de récré de l'école primaire, où je rêvais à ce grand château (juste une grande maison) derrière cette forêt (juste quelques arbres), au loin dans ce parc (un jardin, joli,
certes...). J'y étais princesse, ramenez-moi mes rêves d'enfant, ils étaient à moi, à moi..
Envolez-moi là où j'aimerais être, là maintenant, @illeurs.


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