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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

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😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


Loi Martiale, foi martienne

Publié par ¤ Terme au Phil ¤ sur 31 Mars 2010, 18:30pm

Catégories : #Avenant aux con*trats... vaillants



          Un week-end en Mars...
          Avril vient d'atteindre Mars en plein coeur, satellisant ses giboulées d'heure et lui offrant son sourire d'or avant l'or : Mai viendra bien assez tôt pour l'or véritable. Mars a bientôt fini d'être habité, et les saisons ont déjà changé de planète, comme les planètes de saison. Les saisons ne font plus aucune loi, seule la loi martiale saura prévaloir en Mars.
Pour Mars.
Sur Mars...
Un week-end sur/pour/en Mars. Un week-end exclusif, comme arraché à l'éternité différente d'un jour martien. Sans aucune loi, mais sans anarchie non plus : le temps commande à toute chose de se plier à la liberté d'être. Et c'est bien suffisant en soi, le reste ne relève que de l'humanité versatile.
Aller-simple pour le Divin, souhait des foudres divines, et coup de foudre avec l'Inconnu. Immanence de l'Ailleurs intemporel, et temporisation permanente du Soi en obite autour de Saturne-plus-rond depuis longtemps : l'homme d'ici a inexorablement, et de façon rédhibitoire, accouché de la Souveraineté du Vide si délicieusement prosée par un grand naturaliste des mots comme des saisons.

 

          C'était en Mars et je marchais le long de la folie ordinaire d'en bas. Sur d'autres continents, et dans un tout autre contexte, d'aucuns l'appelleraient la "March Madness", mais même au pays du basket-ball estampillé 'star NBA', la voie NASAle a décrété de prendre une autre voix de garage, et Mars a été abandonné sur l'autel de motivations officiellement économico-pécuniaires, et officieusement encore plus bassement économico-mercantiles : il n'y aurait rien d'immédiatement négociable à tirer de la planète rouge. Alors on tire des plans sur la comète de Halley-Hoop, bingo !, panier à trois points et balle au centre : les Japonais, les Chinois, les Indiens et même ma voisine du 5ème reprendront le flambeau. Les idées vont fuser plus loin que des navettes spatiales. Parfait, prenons donc tous le relais cosmico-comique. Dansons du ventre dans le nuage de Magellan, contribuons généreusement au ravalement de couleuvres interstellaires au-dessus de la Ceinture d'astéroïdes. Marchons tous sur Mars, le temps d'un week-end, l'espace de le dire... mais de ne jamais l'offrir. Parions que le temps ne nous est pas compté, et que l'espace est à tout le monde, notablement à ceux qui ont les moyens d'y apposer leur nom en achetant le silence de ceux qui ne voyageront jamais dans un autre espace que le village voisin. Parions que tout ce que nous sommes prétendument utiles n'est rien à côté de la vacuité de nos mots comme du grandiose Univers : le temps n'est pas compté, l'espace non plus. Pas pour nous, du moins, qui ne savons plus que compter  nos sous. Mars est un mois qui convient très bien aux giboulées budgétaires, alors comptons les jours du mois qu'il reste à effacer pour nous découvrir d'un fil d'Ariane fusant trop vite vers Avril. Là où Mars est à calibrer sur une autre orbite que celle de nos yeux du prêt-à-détruire. Alors quoi ? Un Mars et ça repart ?  Hé bien non, sur Mars ça ne repart plus nulle part, en Mars il ne giboulera plus que des fantasmes d'astéroïdes, et pour Mars j'ai rendez-vous avec le futur d'avant-hier. Ainsi en ont décidé les petits hommes verts de suffisance, strastosphériques d'illusions auto-infusées. Et voici que le temps comme l'espace s'en vont en fusée, à peine le temps de les Hubble-télescoper que l'ignorance s'enfuit dans les volutes cosmétiques d'un Nuage d'Oort moins blafard qu'un Avatar de théories crépusculaires sur les multitudes de 2012 en recyclages permanents.

 

          Demain je perds le fil, c'est prévu, un fil suspendu à l'hameçon d'Avril. Alors je pointe un dernier jour sur le calendrier où je marche seul, sur mon 31 à la limite du marsouin jet-setteur d'Ibiza, et je me reconnais : la douce folie m'habite, l'ordinaire unique me gouverne, un soir de Mars, un samedi soir sur l'atterrant astre errant. Un dernier week-end sur Mars, avant l'improbable terraformation de cette voisine qui compte tant aux yeux de ses parents lointains qu'ils y instaurent déjà leur loi martiale avant même que de songer à ne pas y recréer la même apocalypse que sur la Terre comme au Ciel. Je n'ai plus qu'à espérer que la loi Martienne saura s'opposer à la transposition d'une folie virtuelle par une folie ordinairement exceptionnelle. Je n'ai plus que ça pour me convaincre que je n'appartiens plus à cette race cannibale, inconsciente et destructrice. Une engeance si dangereusement intéressée mais si peu intéressante. Alors, au bout du compte, et tant pis pour mes ultimes aspirations empathico-philanthropes : vivement un 2012 puissance 1000 un soir de folie martiale.

 

(...)

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