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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

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😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


L'Oraison du plus fort...

Publié par ¤Fil@ment¤ sur 29 Novembre 2010, 18:33pm

Catégories : #{Des rasoirs dérisoires}

          Quand il ne reste que la dérision, le ridicule et le délire total, celui qui confine au-delà de l’absurde,  pour se prémunir du trop-sérieux alentour. Du trop-plein de vide dont se gausse ce Monde pour protéger la survie de l’Espèce, quand ce n’est que l’Espace qu’on préserve, et cette insondable immensité exponentielle qu’est  l’Absence.  Un espace vaste comme le continent d'illusions et la somme des futilités que je fais miennes pour qu’elles échappent au tout-venant de l’Important, du Fondamental, du Grandiloquent et de l’immédiatement-consommable.

          J'ai trouvé mille fois un exutoire où essaimer mes inepties fractales, et mille fois je n'y suis pas resté longtemps. Soit qu'on m'en ait expulsé, soit que je sois parti de moi-même, de guerre lasse ou de paix énergique. Je me lasse si vite, en vérité...  Je me lasse si vite que même la lumière n’a pas le temps de mesurer, dans toute sa longueur, l’onde qu’il me faut pour intercepter le vacarme immonde que fait un flocon de neige, lorsqu’il vient à se poser sur le manteau universel de ce qui est dit et de ce qu’il reste à dire. De guerre lasse ou de paix trop imposante.

          Pourtant, en dépit des apparences, qui sont aussi trompeuses que l’image différente que je veux bien donner de moi à mon miroir chaque nouvelle Aurore, je reste imperturbablement hermétique et réfractaire à ce vacarme. Je lui préfère irrésolument le chant des Non-Dits, comme un doux champ du cygne que j’imite si bien lorsque je sais que je ne vais pas tarder à quitter tel Endroit. Délaisser pour ne pas lasser. Pour ne pas se lasser. Quitter l'ennui pour rejoindre le pays de mes songes ostracisés par mes propres espérances. Quitter le champ de batailles sans intérêts et perdues d'avance. Se retirer, sur la pointe des pieds et à la pointe de l'épée de Damoclès qui plane sur chacune de nos phrases si denses. Si inutiles. Tellement belliqueuses lorsqu'elles narguent le Silence.  

          Tout cela est sans importance. Je navigue au large de vos saluts sans ports d'attache. Le Bateau Ivre de mes déraisons funèbres demeure perpétuellement en partance vers un soliste Horizon macabre, si délicieusement porté pes mes oriflammes de Liberté Ultime. Ainsi... Quitter le navire d'impotence, mettre le cap sur Bonne-Espérance. Et voguer, toujours, vers un continent plus mythique que mille Atlandides. De guerre lasse ou de paix trop tonique.

 

(...)

 

PS : Merci à @1MotDesPensees de m'avoir inspiré cette insalubrité publiquement privée *_*

 

 

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