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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

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😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


L'autre moitié du Monde (11)

Publié par ¤Fil@ment¤ sur 11 Août 2015, 11:38am

Catégories : #*L'autre Moitié du Monde*, #~*~ azur@etoile.net ~*~, #*Petits bonheurs simples*, #Poétisanes !, #Un tout petit mot ment..

(c) Kodaline, "All I Want" - Sources : @KodalineVEVO via You-Tube - Tous droits réservés.

(...)

Peut-on trop aimer ?

Puisse-t-on trop aimer...

          Tu peux respirer. La vie te l'accorde, pour un soir encore, et pour des kyrielles d'autres à venir (figure-toi hier soir, figure-toi demain, figure-toi que...). Venue avec le temps d'en l'air comme dans l'air du temps, suspendue entre des rêves qui ne m'appartiennent plus, tu ébaubis mon aujourd'hui depuis toujours. Parce que tu t'y ébaudis, et cela suffit au jour pour exister comme tel. Même ici lorsque tu cesses d'être aimée. Puisque tu prétends ne plus pouvoir. Aimer est né pour te faire peur, ce soir du moins, ce soir encore. La peur n'est pas ici pour t'aimer pourtant, alors il te faut l'apprendre. Par cœur.

Peut-on trop aimer ?!?

Puisse-t-on trop aimer !!!

          Tu apprends par cœur des antiques silences à coucher sur le papier, les lignes courbées et les pages écorchées par trop de blessures magnifiques ; tu voudrais que seul un cœur vienne en chasser les scories que d'autres vies avaient déposées là par erreur autant que par méchanceté gratuite, pourtant il n'y a plus assez de place dans les yeux de celui que tu chéris ce soir pour que ne s'y agglutinent d'autres déceptions que les nôtres, les nôtres t'en souviens-tu ? Celles-là même que nous n'avons jamais fini de parachever, pris que nous fûmes, et serons encore, et serons sans cesse, dans les méandres d'un temps obsolète, cette suite d'intervalles isocèles et tellement imparfaits qu'ils se jouent des syntaxes dépravées de nos entrailles à ouvrir sur le monde. On ne pourra jamais trop aimer. Jamais plus que l'impossible, toi et moi sommes faits de la même matière incassable que la porcelaine du silence, il ne peut donc rien nous manquer d'amour. Tiens-le toi pour dit, et ferme-moi ma gueule tout pendant que j'explore ton continent sauvage, au large de cette nuit où je trompe encore tes innombrables amants de plume.

 

(...)

 

 

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