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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


* Juste un passage *

Publié par ¤Fil@ment¤ sur 3 Juillet 2009, 19:58pm

Catégories : #Whoever I am not

 

          Tiens, te revoilà... Bonjour ! Nous sommes si contentes de te revoir, le sais-tu ?  Et tu as bien fait de revenir, justement nous avions à te parler, nous autres "les choses" !  Viens, installe-toi, nous t'attendions presque, et contre toute attente tu atterris au beau milieu de nous.
Sur le chemin du retour (c'était aujourd'hui comme hier et probablement comme demain), machinalement tu as noté les mille petites choses qui avaient accroché tes yeux et ton imagination, la seconde étant souvent le prolongement logique et illimité des premiers... Comme nous t'envions, cher visiteur.. !


          Tant de fois tu es passé ici, et tu ne te lasses pas des splendeurs qui viennent se nicher dans les recoins insoupçonnés. Ce passage est très.... "passant", pourtant combien de ces badauds, de ces passants qui passent sans y penser, l'empruntent sans jamais exactement daigner regarder, et pas simplement "voir" ? ... Tu te poses souvent cette question, et invariablement son écho te revient en pleine face lorsque tes iris, habitués au beau et au caché, saisissent au vol ceux de la plupart de tes semblables, plus cantonnés à l'immédiat et à l'indispensable - des yeux plus terre-à-terre, en somme -. Et parfois même tu envies ces yeux-là, qui ne consomment que ce dont ils ont besoin; qui ne s'attardent pas sur le vain et le superflu; qui n'ont pas le sens du détail, de l'accessoire, du futile. Des yeux qui se passent de commentaires. Qui se passent.... de passages, tel celui-ci.

 

          ...Mais tu ne les envies pas longtemps ! Car ton naturel contemplateur reprend bien vite le dessus, et, plutôt que de te demander sans fin qui de tes yeux ou des leurs ont la meilleure vue sur le monde, tu te replonges presque viscéralement dans la scrutation paisible du moindre souffle de vie alentour, et, l'habitude aidant, tu repères très vite le petit détail qui t'avait échappé la dernière fois, comme lorsque tu écoutes dix fois le même morceau de musique pour pouvoir en extraire la petite note, le petit son, le petit "truc" que tu n'avais pas encore réellement approché, apprécié.. et tu t'enivres de cette découverte-là, et tu te rassures alors, comme souvent lorsque se lève en toi le vent si peu maîtrisable de l'euphorie : le monde est sans cesse à refaire, à revoir, à renaître.. Une perpétuelle découverte ! une sempiternelle trouvaille ! une nouveauté permanente ! Un monde nouveau, un nouveau monde, à chaque fois que tu y poses les yeux, ces yeux que tu voudrais voir blasés, mais qui ne se prélassent jamais, au contraire de toi ! Jamais ne se lassent tes yeux, tu devrais le savoir, le .. voir.. Et t'en inspirer !!
Tu verras encore, dans un demain que le soleil n'a pas encore fait se lever, les cent mille et une richesses intimes et infinies et inestimables que la porte de tes paupières fixera à nouveau, et cette porte-là ne se refermera jamais, tant elle sait se tenir sur le seuil de l'innovation permanente, comme un Univers que tu trouverais réinventé chaque matin, et alors, quel plaisir intense, simple, subtil, intangible (quel.. bonheur, tout simplement !) que de pouvoir et de savoir s'y perdre, en en parcourant les labyrinthes multiples et en y laissant, parfois, ton empreinte... Un tout petit bout de toi comme pour marquer l'endroit de ton.. passage. Une trace indélébile de ta visite parmi nous, qui t'en savons gré à chaque fois et à tout jamais, une chasse au trésor sans cesse renouvelée !
Tu y reviendras, c'est ainsi, et tu en jubiles d'avance. Et nous aussi !!


          L'existence est un passage quotidien, et toi tu as une arme bigrement efficace, autant qu'inoffensive, contre les sentiers de traverse que t'imposent des yeux trop "conventionnels" et tellement prévisibles : ton regard. Juste un regard. Et, dedans, tellement, tellement d'étoiles qui brillent, scintillent et attendent leur flamboyante Voix Lactée, toujours souriante et neuve, toujours, toujours ! Et nous brillons avec elles, puisque nous brillons dans tes yeux... Plus personne parmi les tiens ne les voit, il ne reste que nous pour te percer et te voir. N'éteins jamais ton regard, ou tu y perdrais la vue à perte de vie. Lors, tu nous reviendras...
Oui ! Tu y reviendras ! Nous t'attendrons, encore, et toujours, fidèles à ta loyauté envers la simplicité-même. Celle que nous représentons, chaque lendemain, à tes yeux qui n'en sont jamais rassasiés. Et pourvu qu'il en soit toujours ainsi !
Tu reviendras....

N'est-ce pas ?
Toi, l'Heureux venant par Minou, tu n'es mort que pour les Hommes; mais sempiternel revenant  ici, au sein de nous, qui n'en reviendrions pas si tu n'y revenais plus.
Tu reviendras, dis ?

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