Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


Invincible !!! (Ton éternelle urgence)

Publié par Jonathan Paerson sur 2 Février 2010, 20:36pm

Catégories : #Souven@nces ()

(Illustration sonore : © Muse - "Invincible")

 

 

          Midi sur la planète, et minuit sur la tienne. Pendant que tu crèves, je te veux Invincible. Et pendant que des tonnes d'apocalypses perpétuellement renouvelées se déversent sur tout ce qui respire, je ne sais plus penser qu'à toi. Á toi et au temps que tu mets pour ne plus jamais t'en donner. Au plaisir que tu te donnes à ne plus du tout en prendre. Au dégoût que tu as de tes propres envies. Viscéralement je pense à toi ; je vois comme tu meurs, comme tu t'accroches et comme tu sombres d'autant, et je pense à toi. Fort, si fort, tellement fort que tous les bruits de la terre forniquent en silence pour accoucher d'un chaos cosmique, dont seul ton cœur a dû garder le secret, le souvenir. Mais que tout ceci est loin à présent… Tes cieux ont perdu la tête, tu marches à l'envers, comme si tes pas effleuraient les reflets des nuages dans l'eau d'un lac. Depuis quand marches-tu sur l'eau ?! Et ta raison, qu'en reste-t-il que tu n'aies pas encore dispersée ? Toi qui cherches des réponses, qui exiges un déclic, décrètes des dates-butoirs et caresses plus d'espoirs que n'en offrent tous les panthéons de ce monde, ... quels milliers de chemins vas-tu encore prendre qui ne débouchent pas sur autant de déserts ? À ton âme vaincue par tes propres renoncements, je persiste à proposer humblement de lui rappeler combien elle peut être Invincible, pour peu que tu te souviennes.


          Des espoirs caressant… À ce jour, le seul espoir que tu entretiens est bien celui de ne plus en avoir. À quoi bon espérer le meilleur quand on n'offre que le pire de soi-même au film de sa vie ? Autant aspirer au néant. Et moi qui, de l’aube au crépuscule, te psalmodie une morale qui n'en sera jamais une, je me souviens de ces épisodes de mon propre film où je cherchais - et chercherai encore - des coupables, des prétextes, des "raisons"… Des faux-fuyants, des arguments pour justifier ma paresse de vivre. Car bien souvent, ce ne sont pas tant nos appels qui restent sans réponses, mais davantage nos réponses qui demeurent sans appel. Et bientôt, excuse-moi de vivre mais face à toi, il n'y a quasiment plus rien que je puisse apporter à ta survie, plus rien qu'un peu de mes décombres, et pourtant… Je crois en toi, fort, très fort, trop fort sans doute pour la place que tu accordes encore au miracle quotidien qu'est l'existence. Mais suffisamment pour que tu persistes à creuser autre chose que ta propre tombe : des idées, des objectifs, des envies, des choses. Te creuser la tête utilement, pour trouver un déclic, un coup de fouet, une essence de vie pour faire carburer le moteur de tes rêves. En attendant, je ne puis faire autre chose que te savoir invincible. En attendant... vas-tu passer ta vie à attendre la mort, avec pour seule envie ton usine à remords ?!?  Cesse donc d'alimenter les braises de ce foyer où tu te consumes à petits feux, cet âtre infernal aux flammes juste assez chaudes pour que tu n'oublies pas de souffrir jour après jour, mais pas assez pour t'empêcher de griller totalement tes avenirs possibles. Vivre est incandescent, un ruisseau inconstant de laves tout feu tout flamme ; mais mourir n'est qu'une étincelle qu'il ne sert à rien d'allumer si tôt dans la forêt de son enfance.  Et, derrière les tisons fumeux où tu éteins tes rêves, je crois pleinement en toi. Tu as beau mourir chaque jour un peu plus loin que l'univers, je garde la promesse de ton salut dans mon viseur tant que tu garderas mon amour en point de mire. L'insondable amour dernier, véritable, et si dérisoirement existentiel, celui qu'il reste quand on a épuisé jusqu'au dernier frisson de notre vie. J’étais un sourire il y a longtemps, t’en souvient-il avant que je sois définitivement Parkinsonné ? Alors je t’offre encore un peu de mon fantôme d’autrefois, fait d’empathie, d’intelligence et d’amour irrésolu.  Totalement vain, ce faisant absolument indispensable : je ne sais que vivre. Une âme d'antan, notre âme d’enfant à tout jamais. Ce genre de fantôme que tu as perdu dans les couloirs de tes soupirs incessants, ce souvenir de l'être indélébile et originel que jamais personne ne réussira à nous prendre. Alors, d'aussi loin que je puisse aimer, voici un peu de mes décombres, et tellement, tellement de mes soleils en fragments. Parce que je t'effleure de mes vœux, t'aspire de mes espérances, t'invoque jusqu'à la parcelle la plus élémentaire de ton être. Et parce que je t'appelle Invincible. Parce que je te sais Invincible...

          ... Mais ton âme est sans appel, comme tes appels sans âme. Bon sang, mais réponds ! Réponds à la vie, à l'envie de vivre, ne te jette pas, ne te jette plus. Je pense à toi, sans même y penser, je te pense si haut parfois que mon habit d'égoïste ne sait même plus voiler ma pudeur ; alors je laisse mon manteau grincheux dans le bestiaire des hommes, pour ne me concentrer que sur le seul vestiaire de ton absence. Tes absences... Que c'est dur, pourtant, de vouloir la vie dans un cœur mort ; ça ne ferait qu’accélérer tes envies d’évasion sans retour. Alors empêche-moi de te tuer à ta place, cette mort-là ne te va pas bien au teint, seule ta survie vaut le détour, aide-toi donc à te pardonner de n'avoir que toi pour bouée de sauvetage, et tellement d'Autrui pour ne pas te comprendre. C'est si facile. Mais tellement facile... La preuve, je ne me comprends pas moi-même ! Alors, les autres... Que c'est plaisant de trouver des boucs émissaires dans le troupeau humain... mais, finalement, il n'y a que soi que l'on rend chèvres !

 

... Il pleut, tu pleures ; il neige, tu neiges ; il vente, tu ventes... Tu m'éventes, tu m'évites, tu m'évides et tu me viandes. Sais-tu que tu m’épuises ? Au moins autant que mes discours de désaxé t’épuisent, oui je sais, inutile de me le rappeler ! Tant pis si l’on s’épuise. Mais alors puise, puise, puise…. Fort, profond et sans cesse. Allume encore ton cœur, même si tu ne trouves jamais l'interrupteur, l'éclat, la mèche. Toujours pas. Pas encore. Pas toujours. Mais qu’importe ! Je te sens, je te veux, je te sais Invincible. Tu existes tant. Mais tu abdiques au moins d'autant, te laisses sombrer si facilement, abandonnes avant même de choisir des armes pour combattre ta propre lâcheté de vivre. Alors que je te connais, je sais combien de génies sommeillent sous ces parodies de déchéance. Tu n’es qu’Invincible, il faudra bien que tu t’en contentes ! Et tes peines sont ce qu’elles sont, mais elles ne t’enterreront que si tu leur donnes la pelle pour creuser ton berceau définitif. Mais ce que tu grouilles de vie, pourtant… Et dire que tu ne le sais pas, le renies, le réfutes… tu désertes même le vide. Tu vis, bon sang ! Fort, regarde, mais tellement fort que tous les silences de la terre ont percé les tympans de ton âme jusqu'à assourdir les battements de ton cœur en jachère. Écoute, écoute, et goûte, ne te retiens pas, lâche les brides de ton existence, vois combien l’être possède des ressources insoupçonnées par-delà la raison. Je ne veux plus lire « déraison d’espérer des raisons d’espérer » (j'aurais dû me taire, ce jour-là, j'avais oublié que tu ne plagies que ce qui t'arrange) ; non, je veux juste lire ton esprit, lire dans tes yeux l’orage de vivre, lire ton bonheur caché, gâché, tâché. Je veux te voir lire l'heure, comme dans un livre ouvert sur le cadran d'une destinée. Plus de leurres, juste l'heure, c'est tout ce temps que tu as perdu à essayer d’en voler sans jamais rien donner en échange. Et surtout pas de toi, ou alors seulement le pire. Exclusivement le pire. Or moi je te veux oiseau-lyre, je te veux Invincible ! Alors goûte !

Mais où tu vas comme ça ?!? Partir n’est pas pressé, partir n’est pas sérieux, il y a tellement à faire, tellement à connaître, à expérimenter, ressentir, offrir et recevoir,… Tellement à vivre, mais nom d'un cimetière,  qui ne le sait pas ??? J’en ai assez que tu meures plus que les jours, je ne te veux plus qu’Invincible, et j’attendrai. Le temps n’est pas un problème, j’ai déjà survécu plus souvent qu’à mon tour, et mon tour reviendra encore. Invincible je le suis, tu n’as qu’à ne pas copier sur moi, si mauvais spécimen ! Il te faudra trouver ton chemin par toi-même : personne n’a la recette existentielle. À part tout le monde, évidemment…


          Parce que, moi non plus, je ne sais pas où capter la lumière qui jaillit des paupières closes, je te rends Invincible par ma propre inconstance. Parce que, moi aussi, j'ai cessé d'apprendre à saisir au vol la moindre parcelle de vent du large sur le navire échoué au port de mes soupirs, je te rends Invincible par ma seule absence. Et parce que, à jamais, toi comme moi passerons à côté des brouillons de paix les plus accessibles, tu me rends Invincible par ton existence. Simplement parce que tu existes. Alors existe, existe, existe. Fort, grandiose et contre tout. Sans renoncer jamais. Sans jamais te renier. Sans vouloir plus qu'il n'en faut pour seulement exister. Vivre. Être là à ne pas se demander pourquoi on n'y serait plus. On n’en sait rien, on aura bien le temps de le savoir. Plus tard ! Pour l’heure et pour longtemps encore, entonne malgré toi la complainte des survivants de l'absurde. Marche toujours plus loin dans les limbes du secret espoir d'un demain inextinguible, et puis viens encore. Happe l'ennui, tricote l'inconnu et enchante-toi de ne rien savoir d'autre que la résistance permanente au puits des malheurs. Résiste, résiste, résiste. Fort, tellement fort, si fort que tes faiblesses y trouveront de quoi noyer leur raison d'être.

Je t'offre un sourire, juste un sourire quand c'est tout ce qu'il me reste en écoutant chanter la neige dans ta tête. 'Je n'ai plus rien à éviter', m'as-tu dit maintes fois sur le rebord de tes enfers. Alors n'évite plus rien, embrasse le tout et garde-moi la danse ultime du feu qui rumine quelque part au fond de tes entrailles : c'est celle qui te sauvera. Montre-moi autant de feu dans le cœur que j'en vois dans tes yeux lorsque tu assassines le monde entier de tes frustrations. Cet incendie-là est l'unique miracle qui commande à la vie de demeurer en toi, même quand tu te meurs à feux doux en maudissant les petits bonheurs des autres. Arrête donc de te suicider quotidiennement, tu vas finir par banaliser la fin prochaine de mille mondes. Et, à rendre la mort si belle aux yeux de ton renoncement, tu en oublies l’effort que cela a demandé à tes ancêtres pour qu’un jour tu apparaisses quelque part.


          Attends, s'il-te-plaît, j'ai un instant de coma, moi aussi. Eh oui, parfois il arrive que je souffre en permanence, mais la permanence est fugace, il n'y a pas assez d'éternité dans les couloirs du temps pour que je puisse me permettre de disparaître ne serait-ce qu’une seconde. J'ai beau te vouloir Invincible, il n'est pas prévu que je te mente : Invincible ne veut pas dire immortel, non jamais ! Invincible signifie, et implique, qu'on vive intensément jusqu'au moment qui nous sépare du bord de la route. Je me fiche bien de savoir où celle-ci se trouve, j'ai un chemin à finir, coûte que coûte, envers et contre tout ! Et là, je suis un peu perdu, j'avoue... Je suis encore fragile, tu sais ! Et j'ai peur d'être un imposteur à te parler au nom de choses qui me sont arrivées dans mille vies d'ici. C’étaient une autre vie, une autre époque, un autre moi dans un autre monde. Mais, dans celui-ci, je ne saurai bientôt plus quoi t’inventer pour t’assurer de la paix intrinsèque qui découle des obstacles que l’on a su franchir : l’on n’en ressort que plus fort. Plus fort… Encore faut-il vouloir en sortir ! Mais toi, tu dois aimer souffrir, pour accepter ainsi d'en payer le prix. Cent fois, sans fin, sans foi. Veux-tu cesser de rembourser un crédit impossible, et rejoindre Ici-la-vie. Reviens-nous, reviens-moi, mais reviens-toi surtout. Car il ne faut jamais compter d'abord que sur soi pour espérer revoir le jour à minuit sur le planisphère. Et si tu savais à quel point tu as besoin de toi seule pour voir l'orée de la forêt bien plus loin qu’un seul et unique matin, bien au-delà de l'aube obsolète, tu aurais mis depuis longtemps le feu à tes angoisses immémoriales. Que celles-ci viennent de ton enfance, ou qu’elles aient pour origine le marc de ton café noir de rage. Je ne lis pas plus dans le souvenir que dans l’avenir. Tu aurais combattu, n’aurais pas baissé les bras, n'aurais jamais accepter de faire de ta vie une résignation sans fin.  J'ignore comment, mais tu aurais su les affronter. Mais non, tu préfères abdiquer encore cependant que je m'endors... Tout Invincible que je puisse être, la fatigue a vaincu pour un soir le souffle que je voulais t’inoculer. Partie remise, crois-moi : je fleurirai encore ! ("Florebo quocumque ferrar", tu te souviens ?!?)


          Invincible, je ne sais pas encore, mais tu es incorrigible… Tu as profité de mon sommeil pour endormir tes promesses. Jamais il ne te vient à l’idée qu’il faudra bien te réveiller et t’en vouloir d’avoir permis une si longue léthargie ? Tu comptes te mentir encore combien de marées ? Combien d’épaules faudra-t-il dessiner pour que tu croies trouver une indestructible assise, un indéfectible soutien, un énième « je te comprends » ? Je suis là, j’étais là, et je serai là, mais je ne vis pas dans ton esprit, je ne suis que mon avatar, pas ton écho ni ton psychiatre ni que sais-je… Une épaule parmi d’autres, moi qui ne sais pas toujours me reposer sur les miennes ! Je n’attends rien des autres, tout en en escomptant le meilleur, même si le plus souvent on ne m'en présente que le pire. Qu’importe !  Mais c’est grâce à moi, et à moi seul, que je ne suis plus seul (!). Plus on attend du monde, et plus le monde se fait attendre. Et plus il se fait attendre, moins il y a de chances qu’il finisse par venir ; ou alors trop tard, peut-être juste pour voir ce qu’il advient de soi quand on démissionne de la vie. Autrui ne peut être là indéfiniment, tu ne le sais que trop bien ; tenir la main des gens n'est efficace que si cela débouche sur un envol. Autrement, l'on ne fait que rejoindre l'immense république des assistés. Et je te connais, tu n’admettrais jamais cela : pourvu que ça, au moins, ne change jamais. Alors sors-toi de là. Sors de chez toi. Et toi, peur immonde, sors de ce corps !! Ce corps ne t'appartient pas, il est Invincible, et j'ai promis au silence de le sortir de son trou noir. Mon amie, ma déshérence... je ne te vois qu'Invincible, même en dépit de toi, je refuse de te voir autrement ; irrévocablement je ne sais te voir qu’ainsi. Et si je t'aime au-delà de moi, je déteste la facilité avec laquelle tu t'avachis dans ton écœurement, ta résignation, ton abandon : l'amour, aussi fort et pur qu'il soit, n'excusera jamais le malin plaisir que l'on prend à ne pas le mériter. Vivre ne se mérite pas, mais l'amour, si, j'en ai peur...

À présent, tu sors ! Je ne veux plus te voir pendant dix phares. Personne ne va te sauver malgré toi, et surtout pas moi : je connais trop le prix que l'on paie à l'empathie, à l'écoute et à l'impuissance. J'ai sombré tout seul, je n'ai emmené personne avec moi, dieu merci je n’ai pas été masochiste à ce point ! Il est hors de question que je flanche avec toi, que tu le comprennes ou pas n’est pas essentiel, ce n’est pas ce qui t’aidera. Pas dans l’immédiat, en tout cas ; après, sans doute… Mais, prends-le comme ça vient sans le juger, si tu peux : je sais d'où je viens, et je ne veux pas y retourner. Et lorsque tu auras fini de toucher le fond de tes cieux à l'envers, peut-être alors te reviendra-t-il à la surface qu'il est temps de changer d'horloge, de planète et de morte vie.


          Car il peut être minuit  indéfiniment sur le cadran de tes angoisses. Tout comme il est midi pour la vie à la pendule de l'espérance. Ton cœur en serait le mécanisme, tes bras les aiguilles, et ton âme la pile. Mais il n'y a que toi pour décider du temps qu'il fait dans les nuages de tes neurones. Tu veux toujours mourir plus tôt que ta naissance ? Alors cesse de vivre… de regrets. Et meurs. Mais meurs d'envie de vivre. Cela t'occupera suffisamment longtemps pour ne pas passer ton temps à te pourrir l'existence. Tu seras Invincible. Tu es Invincible. Tu l'es depuis que tu vaincras l'ennui à mourir. On est fort, si fort, tellement fort qu'il n'y aura plus guère que la mort pour nous rappeler à nos faiblesses. Nous rappeler à leurs bons souvenirs. Nous rappeler à la vie.

Rappelle-moi de te le rappeler quand tu oublieras de vivre.

Rappelle-moi de t'offrir une horloge de ma planète, en plus de mon sourire.

Rappelle-toi que lorsque j'étais passablement décédé, relativement mort et pleinement vide, j'ai puisé dans le propre oubli de moi-même de quoi me souvenir que j'étais dans ta mémoire, tout comme tu seras dans les miens, si j'en écris un jour. Même quand elle vacille, mon âme se rappelle qui elle est. Ce qu'elle est. Vivante.

Souviens-toi que tu existes. C'est un constat sans appel.

Et je te rappelle que j'existe. De minuit à midi, de l’aube au crépuscule, de l’aurore à l’horreur, tout me va, tout baigne, je suis si heureux d’être vivant que je ne comprends pas pourquoi je me reprocherais de l’être.

Rappelle-moi combien l’urgence est éternelle de se sauver sans s’abandonner. Combien il faut vivre, juste vivre, seulement vivre et ne pas se tuer à la tâche d’exister.

Rappelle-toi, et... rappelle-moi ! Je n'ai toujours pas changé de numéro. Je suis juste à côté, dans la chambre du silence. A gauche en sortant de l'ascenseur pour la rédemption. On a du taf, quand même, hein ?!?
Travailler à son bonheur, c'est le meilleur emploi du temps qu'on ait trouvé pour planifier chacune de nos heures inutiles, et les rendre fécondes. Je m'y emploie encore. Et toi, au travail !


          ... Sans appel. Car l'urgence est éternelle ! Oui, notre éternelle urgence. Tu me l'as dit toi-même, quand tu étais Invincible. Je ne mettrai jamais plus les pieds dans ce foutu cimetière, ça ne fait même plus assez mal pour que je me souvienne de toi.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

créolie 01/11/2012 23:10


trop longs, tes textes. on n'a pas ton intelligence pour assimiler tout ce que tu écris...


trop compliqué pour moi...


et puis tu sais, à un moment donné, à force de se battre contre des moulins à vent, on laisse le vent mouliner nos vies...tout fout le camp...rien n'a vraiment d'importance...que sommes-nous
venus foutre ici-bas ???

¤Fil@ment¤ 09/11/2012 10:39



Je t'ai répondu par mél.. et en direct.. et surtout, en pensée... ^_^


Je t'embrasse.



Nous sommes sociaux !