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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

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😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


Banco ! ("Dépression, Oseille levant")

Publié par ¤Fil@ment¤ sur 14 Janvier 2012, 03:18am

Catégories : #Avenant aux con*trats... vaillants, #*Fou d'aises & foutaises*, #{Des rasoirs dérisoires}, #Peintures de l'Aube - La Folie des Glandeurs, #"... que tous nous veuille absoudre !", #[Syndromes de l'Alphabêtise]

© Eiffel, "À tout moment la rue..." - Source : @Eiffellegroupe via Y-T

 

         Il faudra un soir dire "Bonsoir" à l'Univers, et "Adieu" à la Matière, à l'essence de l'Être, ainsi qu'à tout le reste. Moins l'Essentiel, le Vital ou le presque Absolu. Ce soir-là, il régnera comme un bruit de chiffons d'argents, de ces oripeaux froissés dont on fait les billets de banque. Un vacarme tel qui réduira au silence les derniers appels à l'aide, au secours, des appels du devoir ou, simplement, de l'argent facile. L'appel du loup dans la bergerie de l'Univers, ce besoin ancestral, quasi inné, d'une divinité palpable marquée par la présence impérieuse de la banque internationale de l'oppression consentie, requise, réclamée de bonne foi, même. Le terrorisme par la thésaurisation outrancière, la terreur par la théorisation viatique. Nécessité antique, critique, synthétique...

          ... Quasi mystique. Une erreur d'aiguillage qui seule a pu pondre dans l'encéphalogramme déphasé d'une amibe embourbée dans les méandres de l'évolution. Au commencement était réellement la fin, déjà la faim, mais  alors la fin de toutes choses pas encore conçues : tout était déjà phagocyté par le Roi dès lors que l'initiale idée d'argent se matérialisa. Une idée première, primaire, primitive. Il faut croire qu'il n'y avait rien d'autre de vital à régler dans le système d'alors, pour voir germer dans des cerveaux originels une si précieuse préoccupation, une telle machiavélique envie, besoin, nécessité, ... de concevoir cette nocivité que l'on traîne depuis lors. Comment diable a-t-on pu rendre précieux ce qui n'est d'emblée que spécieux ? Par quel routage miraculeux a-t-on pu trouver délicieux ce qui ne peut être que captieux ? Et, accessoirement - bien qu'en réalité, certes on ne s'en fiche pas, non : on s'en branle, au mieux -, quel est le coupable idéal de cette flemme première, cette émasculation volontaire, qu'on le découpe en pièces strictement identiques aux trésors de richesses qu'il aura fallu déployer pour empêcher qu'elles ne dévorent totalement l'âme de l'Humain à qui il ne reste que le droit de croire qu'il peut échapper à son pouvoir ?!? Et, aussi longue et alambiquée que soit la phrase précédente, elle n'est qu'une infime virgule fantôme dans la longue chaîne de tourments dont s'est rendu coupable ce dieu-là; qu'un misérable accent circonflexe sur le nombril de l'Histoire; un boulet éternel que chaque être, riche ou pauvre, s'accommode à traîner de long en large et sur tous les parquets de l'Univers, pour s'attacher les services d'une momie esclavagiste, mais finalement très peu exigeante : elle n'a pas à l'être, nous faisons tout le travail à sa place, lui mâchant tous les maux à parfaire sur nos villes et sur nos cœurs, poussant le masochisme jusqu'à démultiplier son existence à l'infini. Prodige de chaque instant, à telle enseigne que le voilà devenu - miracle de la technologie péridurale - virtuel. Intangible. Le Graal absolu. 

          C'est ainsi que l'on crée un dieu à son image, et jamais le contraire : l'argent ne te manquait nullement au départ, pourtant il t'a fallu l'inventer, le créer et le dupliquer jusqu'à plus-soif, et vois à présent comme souffrent tes enfants sur le trottoir de l'Univers, agglutinés en troupeaux d'affamés consciencieux, attendant l'ouverture des portes de cette banque globale, qui n'a de "populaire" que le nom, mais qui au moins porte divinement bien son nom : une soupe populaire, généreusement offerte par le Crédit Universel des Losers - le C.U.L.® pour les intimes, les enculeurs de bouches d'égout pour les autres, et "mon cher ***** de banquier" pour tout le monde - Car c'est toi, c'est ton choix, tu as signé en bas à droite, juste après le carrefour, au troisième feu rouge après Jésus-Christ qui joue les tour-opérateurs au pays d'Astérix, ces astérisques et périls en la demeure que dorénavant il te faudra bien solder à la sueur de ton front et de ton compte-épargne-moi tes jérémiades. C'est toi, c'est TA banque. La Banque d'un monde qui change, perpétuellement et surtout dans le sens de la marche de son portefeuille d'actions, de si bonnes actions. La banque à qui parler, enfin tu peux déblatérer autant que tu voudras mais ne t'attends pas à ce qu'elle t'entende. La banque qui (te) doit des comptes, positifs de préférence ; la meilleure banque en ligne - de comptes obscurs, ou de coke, voire de ta main tremblante car quémandant, mais certainement pas la ligne que tu prends à force de maigrir pour les engraisser ; la banque de sperme spatial, congelé, gélatineux, qui, par l'opération combinée du Saint-Esprit et du CAC 40, te donne le pouvoir de dire "oui" à encore plus de souffrances, il t'est même conseillé de dire "amen" à chaque suppositoire translucide qu'on te fera avaler par les sphincters de ta mémoire indélébile, et si désireuse à défaut de désirable ; la banque du bon sens qui a de l'avenir, en tout cas bien plus que tes enfants, qui auront beau demander plus à (leur) argent, il ne leur sera pas forcément donné pour argent comptant le solde de leur âme au paradis des crève-la-dalle et des déshérités...

          ... Oui, tout va bien dans la béante stratosphère des vautours officiels, et dans son immense zone de chalandise ! Alors éteins ton portable et rallume tes fesses : voici un tout nouveau lubrifiant qu'il te faudra essayer et tester en avant-première mondiale, avant que ton dieu le valide auprès de ses vassaux, aspirants cotonniers de l'Ordre du Bordel Universel Interglobal® S.A., Sarl, GMbH, Ltd, & C°, et tous ces autres foutus gardiens élus par la masse du seul trésor universel qu'ils n'ont pas encore réussi à monétiser : le peu de sentiments qu'il te reste encore. Mais le temps étant de l'argent, et tout étant absolument négociable, ce n'est qu'affaire de bon dosage pour que ton postérieur s'écarte juste ce qu'il faut pour que l'OBUS® ultime n'en ressorte jamais. Ah zut, dommage pour ton portable, tu n'as décidément plus de crédit. Tiens, voici l'option tout compris, le méga-forfait "saloperies illimitées" : prends-en, c'est de la géniale, de la sublime et de la définitive, tu en boufferas pour 50 générations ; mais n'aie crainte, il te sera quand même permis de dire "amen" une dernière fois avant que d'expirer le dernier pet de respiration synchronisée avec tes neurones brevetés par leurs "soins" ; ce tout dernier souffle d'arrhes sans la manière, que tu gardais encore en vadrouille dans les coffre-fort poussiéreux de ta conscience chloroformée par tes rêves d'un demain tellement meilleur que l'avenir... Pigeon vole toujours ! Enfin, toi, plus tellement... Tu ne voles plus, à force de t'être trop fait voler de façon tout ce qu'il y a de licite, wouahhh sont vraiment trop forts ces officiers-saltimbanques du C.U.L.®, et toi, ben ils t'ont mis dans le trou qui va avec. Amen !

 

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