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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

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😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


Autopsie du chaos (1)

Publié par ¤Fil@ment¤ sur 13 Novembre 2012, 10:59am

Catégories : #{Des rasoirs dérisoires}

          Le vrai égoïsme se mesure à l’aune de ce que l’on préserve. Les choses comme les personnes. Il n’est d’égoïsme que dans l’abandon de soi. Vu d’en face, il laisse l’entourage déçu ; la désillusion est totale, sans rémission. Vue de l’intérieur, c’est une lutte sans merci, inégale, perdue d’avance tant les dés sont pipés. Le combat est permanent, pourtant il n’y aura pas de vainqueur. Ni exclusivement des vaincus. L’un est irrémédiablement voué à se croire pourchassé par une hypothétique mauvaise étoile contre laquelle il ne sert à rien de se battre, l’autre n’a que faire des jugements de valeur et des conflits divers qui jalonnent une existence station debout. Au bout du compte, cela revient à lutter contre soi, avec soi, pour soi, et peut-être grâce à soi. En soi, rien de constructif n’est à espérer, inévitablement la mort s’occupe de résoudre le moindre trouble en suspens. D’aucuns alors prônent le carpe diem, l’hédonisme à tout va, puisque quoi qu’on puisse initier ne dépend pas intrinsèquement de nous, mais de tellement de paramètres qu’il est impossible de prévoir (a fortiori pas dans un accélérateur de tubercules). D’autres se réfugient dans un nihilisme tout aussi inutile, puisque tellement rassurant quand il permet de tout nier en reniant tout le reste (un révisionnisme du négationnisme polychrome que ne manque pas de récupérer toute bonne conscience auto-proclamée). Il en est encore qui s’isolent de l'incommensurable tout, et déjà d’eux-mêmes, et plus sûrement d'avoir à faire un choix (le risque serait trop grand de basculer dans la première catégorie, ou l'une de ses variantes). Quelle que soit la solution adoptée, le champ de courses aboutit à la même impasse et/ou au même carrefour d’où partent un million d’apparentes routes différentes. Ne rêvons pas, ne rêvons plus : en vase clos ou en expérimentation de laboratoire, façon agora ou tendance dissémination plus ou moins naturelle, exister est moins empirique que l’analyse clinique des symptômes d’un bulbe dont on fait la découverte, ce soir, demain ou dans mille lunes. Viscéralement, l’existé n’a pas vocation à être plus existant que l’essence primale dont est faite la poussière. Ou l’étoile. Ou le début d’un commencement d’un songe analogue au néant. L’existé emplit le vide, l’inverse sévit puissance mille, la poule ne reçoit pas d’ordre de l’œuf qui n’en reçoit pas de l’omelette cosmique, avec l‘immensité céleste pour poêle et le crachat d’un soupir pour comburant. On crie ou on prie, et un dieu apparaît, comme par magie, jamais par miracle, rarement par opération d’un sain d’esprit. On écrit, et il en germe un feu de Zeus dont on ne sait rien si ce n’est qu’il est beau à voir flamber tant de rêves au fond d’une tombe qu’on n’a pas encore creusée. Ce qui n’a guère d’importance dès lors que les trous sont offerts d’emblée, bien avant qu’il se trouve une âme pour les distinguer, cataloguer, inventorier. Les attribuer d’office si besoin. Et même si pas besoin : une des forces de cette étrange humanité est sa capacité imbécile à créer des besoins là où il n’y a que des serviles espérances ; à faire naître des demandes estampillées cruciales quand rien, absolument rien n’est à poindre, jaillir, saillir. Ce bla-bla sera poursuivi plus tard, lorsque de nouveaux mots dépourvus de sens seront matérialisés dans un lointain sphincter d'où je tire ce n'importe quoi. Rien à foutre.


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