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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

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😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


"Ab amicis honesta petamus"

Publié par ¤Fil@ment¤ sur 10 Janvier 2012, 22:03pm

          Ce clip vidéo ne passait pour ainsi dire jamais à la télévision. Ce soir, par hasard autant que par provocation (c'est du moins ce dont je me persuade, puisque "c'est tellement plus facile"...), le voilà qui vient me tarauder, comme pour mieux me rappeler qu'il y a moins d'une heure, tu lui as donné raison. De façon définitive sans doute.

Souviens-toi de ces mots que... Mais non, à quoi bon, tu ne les as jamais lus, comment pourrais-tu t'en souvenir ? Tu étais supposée être à son image, mais une image seulement tu fus, rien d'autre. Absolument rien d'autre. Et je n'ai plus de temps à perdre avec des "images", c'est ainsi et je n'y peux rien : arrive un temps où l'on n'a plus que faire des belles promesses, des heures interminables passées à pactiser avec la tolérance, l'écoute et le partage : mais où diable cela nous a menés ?!? Nulle part, simplement ici, où je pose ces lignes dérisoires et inutiles, irrémédiablement inutiles; ces mots superflus et rébarbatifs que tu ne liras pas plus que ces autres que je t'avais adressés en dernier recours, à tellement de reprises. A plus de reprises que l'arbitre fatidique qu'est le temps n'a eu la présence d'esprit de compter les rounds. Au tapis à présent nous sommes, et il semble que personne cette fois ne se relèvera : le mal est trop profond, mais la plaie encore plus, et l'arme qui a blessé pire que tout. Au diable les mots.

           Au diable nos mots. Personne n'aura décidément à se relever. Pas pour les mêmes raisons, ni pour les mêmes objectifs; tout simplement, ne pas, ne plus se relever. N'accepter que le poids des regrets, et ne rien faire, ne surtout rien faire pour nous accorder le droit au pardon, et prétendre à une place assainie dans l'ordre impossible de notre histoire commune : tout est à jeter, ne resteront que des "souvenirs" que les vautours de l'âme se chargeront de réduire en blasphèmes. Pour ne pas qu'un jour, la moindre lueur d'espérance, d'amour ou de manque viscéral de Quelqu'un nous rappellent tout ce temps perdu, cette énergie gâchée, et ces Champs des Possibles tellement labourés de travers qu'il n'en est jamais rien resté d'autre que des coeurs en jachère perpétuelle. 

          Mais souviens-toi encore... Souviens-toi, et figure-toi ces mots d'une autre époque, ces mots d'avant, tombés dans l'oubli d'un coeur trop rétif, plus réfractaire encore que ne l'est le mien. Et figure-toi à présent cette locution latine, qui ne signifiera plus désormais, pour toi comme pour moi, que le droit de nous plaindre encore et sans fin sur la perfidie immémoriale des relations humaines, et notre totale incapacité à nous comprendre au-delà de nous Aimer. Pas d'adieu, tout juste un "je ne veux plus te revoir". Le résultat sera tellement différent, n'est-ce pas ?... Et pourtant, un jour, crois-moi, je reviendrai finir l'Amour que j'avais pour toi; même si pour cela je dois ressusciter d'entre nos innombrables morts.


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