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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


~*~ azur@etoile.net ~*~

Publié par ¤Fil@ment¤ sur 3 Juillet 2009, 19:47pm

Catégories : #~*~ azur@etoile.net ~*~, #Whoever I am not, #Souven@nces (), #Un tout petit mot ment.., #Poétisanes !, #Fou Aliénor !, #Peintures de l'Aube - La Folie des Glandeurs, #*L'autre Moitié du Monde*

 

            Ce soir j'ai mis le feu aux étoiles. Celles qui sertissaient, il y a si peu encore, l'encolure de vos yeux polychromes. Vous n'y aviez bien sûr vu que du feu, et le feu était venu vous voir. Et il vous a vue en face. Et a voilé la vôtre. Ce faisant, a violé la mienne. En pleine face... Pourtant, il ne s'est contenté que de vous brûler les lèvres, sans que jamais vous n'avouiez ce pourquoi il s'était ainsi présenté à vous.
          Vous remercierai-je jamais assez d'avoir incendié le puits de mes entrailles à présent en friche assermentée ? Nulle
eau n'avait jamais empli ce puits, puissiez-vous y noyer vos illusions ultimes. J'avais tant espéré en voir autant qu'en faire jaillir des affluents innombrables, et démultipliés d'autres ruisseaux de vertiges bienfaisants, simplement en y adjoignant vos étendues à vous... mais vous avez déserté le lac. Et, ce faisant, désertifié l'endroit. Asséché l'envers. Il n'y a plus rien à décorer ; plus rien à remplir, si ce n'est l'océan des rêves, cette prescience d'eau stagnante de mots rares qui n'atteignent jamais les rivages de vos silences marécageux. Que c'est triste un squelette sans eaux dormantes. Pire qu'un avenir sans Histoire.


          La nuit s'est éteinte à la croisée de nos chemins creux. Mon mutisme est sans frontières ni raisons, le vôtre embaume jusqu'à la plus lointaine galaxie de mes désirs. J'ai fossoyé le jour, et l'aurore se fait vieille au crépuscule de vos absences. J'y ai pour ma part enterré tous mes solstices comme tous mes équinoxes, et l'horizon ainsi mis à nu fixera par lui-même les bornes, en guise de saisons qu'entre vos mains j'avais par trop déposées. Il n'est que temps pour le ciel de s'endormir, aucun nuage ne viendra troubler son soleil. Et, dans les contreforts de la bise glaciale, le tourbillon palpitant - qui seyait si fort au gréement organique que vous dénommiez ''cœur''- vous sait gré d'avoir fait mentir, à firmamentes fois, les adages couramment élagués, et les pensées bienséantes par l'espèce viscéralement admises. Par la plupart. Mais pas par moi. Plus par moi. Je me trouve épuisé. Alors je me retire du jeu. Je n'y ai jamais été à mon aise.
Que virevoltent jusqu'à plus-soif les girouettes de l'âme, pour ce qui me concerne elles n'ont plus cours, si tant est qu'elles n'en aient jamais eu quelque part au tréfonds de mon être. Ce n'est pas tant faute d'avoir osé et/ou voulu croire, mais plus plausiblement s'est-il agi d'un non-savoir, d'un non-dit, d'un non-sens. Je retrouve les miens, de ces sens interdits qui m'ont tourné et retourné dans tous les sens, mais jamais dans le 'bon'. Moi qui ai été si (piètre) joueur, je reprends mes billes, et retourne parmi les miens. 

          J'ai admiré vos yeux, imploré votre clémence, magnifié votre armure, et sans doute idéalisé votre inconstance. Je crois même avoir parfois su donner vie à votre inexistence avérée parmi les aveugles fantômes de mes souvenirs... Mais je ne puis plus supporter que nos cieux se colorent de sang, ceci est contre nature, et c'est plus que je n'en puisse et veuille accorder. Il y avait tant à faire, et cette promesse d'un seuil partagé, d'un tronçon commun, aidait à me réveiller les grises aurores d'hiver comme les écarlates crépuscules d'été; j'avais simplement, négligemment omis le paramètre immuable qui stipule et exige, invariablement, ce fait assassin : j'étais toujours en avance pour la vie prochaine, et toujours en retard pour la vie passée. Alors... Alors je m'échappe. À moi-même. C'est le soir idéal : le ciel ne pleure pas. Il passera entre mes gouttes.  

 

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