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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

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😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


L'autre moitié du Monde (12)

Publié par Philament sur 8 Novembre 2016, 20:34pm

Catégories : #*L'autre Moitié du Monde*

(...)

          Sais-tu qui je suis ? Certainement pas plus ni moins que ce que le Monde peut prétendre savoir de "moi"... ! Vois-tu, petit cœur, deux litres de nectar exotique viennent de tomber dans l'œsophage d'un sot, et il en ressort une conséquence aussi futilement absconse que prodigieusement urgente à diffuser dans le tout-venant du vide inter-sidérant : je sais qui je suis ! Je ne suis ridiculement fait que pour aimer, petit ange, absolument et exclusivement que pour aimer. C'est la seule et ultime pseudo-utilité qu'il m'ait  été accordée lorsque je suis venu me perdre dans le monde qui te voit t'évoluer, t'y noyer, t'en sauver. Aimer, mon ange, simplement aimer, et mort aux cons, mort à celui qui osera déclamer que l'on ne peut décemment vivre d'amour et d'eau fraîche ! Et peu me chaut l'eau fraîche ; d'ailleurs peu me chaut l'eau qu'elle soit tiède, fraîche, bouillante ou froide : seul compte ce qu'il reste à offrir à Autrui, pour qu'il puisse trouver une parodie de sens à faire patauger ici-bas : aimer, mon amour ; aimer, et mort aux cons, et "dieu" (?!?) sait s'ils sont nombreux... Et puis, une bière  et/ou plus un punch plus loin qu'il y a tout juste cinq minutes et une demi-éternité,  "maudine" voilà que moi aussi je me souviens : je me souviens de qui je suis auprès de toi qui n'es jamais toi que lorsque tu refuses d'exister. Lis-moi, petit cœur absurde, et souviens-t'en : je suis fait de cette fragile poussière d'amour totalement inutile, et donc viscéralement indispensable, qu'il faut à cette imposture de Monde pour continuer à avoir droit à cette appellation totalement usurpée de "Monde" !

 

          Je voulais simplement te rappeler, entre deux nuages de lait légèrement alcoolisé, qu'il me survient encore, ce soir pendant que la Terre accouche encore de ses innombrables monstres à venir, que je demeure ce sot phénoménal qui est d'autant plus sot, précisément, qu'il laisse le néant altérer ce qu'il est. Ce qu'il est,  petit cœur ! Car je ne suis jamais plus imbécile que lorsque je permets au Monde de changer qui je suis ; je ne suis jamais aussi néfaste, nocif, nuisible que quand j'accepte, consciemment ou pas, que l'extérieur influe, de quelque façon que ce soit, sur ce pourquoi quelqu'un (?) m'a envoyé auprès de mes semblables.. si dissemblables !!! Voilà tout, chère toi qui es tout près d'exister enfin : à chaque fois que je permets à cet Univers de dénaturer qui je suis profondément, je me rends complice d'un génocide par omission. Il me suffit alors de penser - benoîtement, béatement, mais néanmoins avec un sourire plus grand  que chaque éternité qui se présentera à tes iris trop curieux pour tout savoir - de penser, oui, à chacune des personnes qu'il m'est donné de connaître, pour savoir revenir à ce qui fait mon sel de vivre : aimer. Car nous n'avons que ça à foutre dans cette vie, petit cœur, que ça à faire qui vaille la peine qu'on s'évertue à n'y jamais renoncer. Voilà pourquoi, dès ce soir et pour tous les soirs qu'il te sera permis de voir dans quel état me met le nectar d'où tu sais, je te demande, solennellement mais si religieusement, de ne jamais hésiter à me rappeler la nature qui a fait que je vienne polluer ce monde où tu gigotes ! Des tréfonds de ce qui jadis fut le logement de mon cœur organique, je t'en conjure : rappelle-moi que je ne suis rien d'autre que de la neige d'aimer. Certes, cela ne paiera jamais tes factures, ton loyer, ou ta nourriture, pourtant toujours cela te servira à t'accrocher à quelque chose de plus tangible qu'à un "lien internet", à un "ami sur Facebook" ou à un providentiel "purée, demain faut que je change de cerveau, ça peut plus durer !". Je suis là mon amour, si las mais tellement près de tout ce qu'il est possible de ne jamais rêver, quitte à ne jamais l'avoir, mais quelle importance !? Je suis là, et il m'importe seulement que tu saches que j'y étais. Même lorsque tu n'y fus jamais, que tu n'y seras a fortiori jamais, et que tu t'échines à n'y être jamais plus alors même que j'y suis pour toi. Pour eux. Pour elles. Pour vous, Pour tellement d'Eux. 

 

          Et pour personne... Ainsi en est-il de cette neige d'aimer, petit cœur : elle est vouée à se perdre partout, tout le temps, et à ne rencontrer les Vivants que lorsqu'elle-même n'est plus. Alors va, mon ange, va donc et sauve-toi de ce monde avant que le monde ne sache pas se sauver, s'extirper de lui-même, s'échapper de sa propre destruction auto-programmée. Je t'aime, enfiche-le toi bien dans ta mémoire vive, "je t'aime", mais alors tellement plus fort qu'il est possible d'écrire tous les amours impossibles. 

(...)

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