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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

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😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


~*~ azur@etoile.net ~*~ (3)

Publié par Philament sur 5 Juin 2016, 20:11pm

Catégories : #~*~ azur@etoile.net ~*~, #Poétisanes !, #*Petits bonheurs simples*, #Un tout petit mot ment.., #Souven@nces ()

(c) Jil Caplan, via YT

 

          Vous auriez pu vous contenter d'être quelqu'un d'autre. De n'être réellement vous que lorsque plus personne ne vous réclame au chevet de ses rêves. Au lieu de quoi, vous avez, une fois encore, permis que tous les fleuves de promesses avariées que charrient les hommes, une ère après l'autre, viennent tarir la fontaine d'abondance où j'étais seul à venir puiser un autre filet que la bave de leurs crapauds. Vous vous êtes exhaustivement damnée pour eux : quel réconfort avez-vous eu en retour lorsqu'ils ne vous ont offert, invariablement, que leur sempiternel et si piteusement facile : "Désolé, je ne le referai plus" ?... Ils l'ont refait, pensez-vous ! Ils l'ont sans cesse refait, leur fichu monde à l'envers, et les inamovibles chienlits qui l'accompagnent. Ils l'ont refait, vous ne le saviez que trop bien ; pourtant votre ardeur immémoriale à taire votre regard sur la vacuité des êtres s'est toujours obligée à pardonner  -bien avant qu'elles se déchaînent- les erreurs engendrées par leur quête permanente de devenir une superbe poussière et demie !... Tant de mansuétude à l'égard du néant devrait vous honorer, pourrait-on croire ; mais même les dieux, quand ils sortent de leurs placards, maintes fois vous sermonnent de ne plus recourir à la moindre générosité. De faire abstinence de la plus pestilentielle bonté. Mais cure vous n'en avez : vous ne voyez que potentialité et champ des possibles dans ce qui n'est pourtant que trivial constat : la chair et le sang. Vous persistez à laisser une fenêtre ouverte sur le vide, "des fois que..." !

         ... Des fois que la bêtise immanente, en une nano-seconde, se muerait -ô prodige d'atomes sous héroïne !- en parangon d'intelligence intersidérale. Espérez à jamais ce miracle criminel cependant que j'égrène à vos pieds les gouttelettes d'une pluie qui ne vient plus d'en haut, qui sort de dessous la terre, une pluie d'espoirs déchantés qui a violé des tombes plus qu'il n'en faut pour fabriquer un seul millilitre de sueur pour la fourmi, dont je ne sais plus si elle est susceptible d'usiner une matière plus grosse qu'elle en sa demeure. Espérez encore qu'il advienne quelque chose de beau à l'humanité : sa seule utilité sera toujours de vous faire mentir, tout en vous rassurant constamment sur le bon devenir du Chevet. Tu parles ! Une potence pour les contemplatifs. Un arrosoir pour les déserts. Et une corde pour les suspendre tous, avec un soleil comme bourreau, des nuages comme témoins, des vents contraires comme badauds égarés dans la foule en furie... et vous qui, dénudée par l'hiver des silences, vous évertuez à ne toujours pas balayer la poussière. Même dans le désert. Vous voudriez vous y perdre que vous ne sauriez. Puisque tarie est la fontaine, le moindre grain de sable vous le rappelle ; las ! il est trop tard dans le cosmos. Quand il est trop tôt chez mes congénères. Je brûle avec eux, car j'ai activement participé de leur décadence ; je refuse néanmoins que vous preniez un selfie de votre adorable douleur lorsque la fourmi chuchote à la jonquille, qui toutes deux habillent effrontément votre tombe, qu'il est temps d'aller pisser ailleurs.

Au fond, c'est encore elles qui rédigeront la énième "meilleure" et, finalement, plus exhaustive épitaphe du ciel.

 

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