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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

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😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜 {S. à O. V. C. Poétitions & Poémisteries}


[Esquif] (2)

Publié par Philament sur 2 Août 2015, 05:12am

Catégories : #Poétisanes !, #~*~ azur@etoile.net ~*~, #*L'autre Moitié du Monde*, #{Des rasoirs dérisoires}, #Un tout petit mot ment.., #*Petits bonheurs simples*, #Whoever I am not

© Roch Voisine, "La légende Oochigeas" - Sources : @mickalixe via YouTube - Tous droits réservés.

 

(...)

           Une voix dans le lointain, juste à côté de l'écho du ciel en partance pour d'autres horizons de silex. Une voix qui vient causer la langue des signes du destin, une voix frêle et suave à faire se damner les bouches d’égout des villes si indispensablement dérisoires. Une voix comme personne, une voix à suivre dans l'étal des mondes à postuler. La légende des cœurs posthumes la voudrait plus près de l'âme, ou bien alors est-ce l'antienne des âmes prochaines qui la souhaiterait plus proche du cœur ; nulle aura ne le saura jamais réellement, toujours est-il qu'il reste tout un pan du cosmos à explorer avant que d'avoir à écouter une voix plus immanente que tout ce qui se rapproche le mieux du silence. Il advient de son accent comme d'un fou sur le fil de trop d'araignées au plafond de Dieu : aussi chantant que Charles Trénet ou au moins aussi prononcé que les prières gitanes énoncées au sable de Sainte-Marie-de-la-Mer.

      Une voix pour davantage écouter aux portes des silences qu'à celles des cœurs des hommes ; une voix comme un salut aux morts, une voix pour porter des messages qui ne regardent absolument personne. Une voix sans autre issue que l'entendement ultime. Le ciel d'ici pleure à gauche au bout d'un clignement de l’œil solaire, des rayons au diapason des sourires divins que le son se charge de porter à la vitesse d'une lumière moins bavarde qu'invisible. Tant de pas sont à clouer dans le sol pour qu'il y pousse des chorales de vœux pieux, qu'il ne semble plus rester assez d'ombres pour les faire s'aligner tous dans le sens que le vent a choisi de prendre : la voix qu'il suit le long de la berge du temps, cette voix si digne et si bleue qu'elle semble saigner d'une autre dimension. Il te faudra, petit homme extirpé de ma chair, l'écouter plus que de raison pour apprendre subrepticement de ton avenir ce que personne avant l'homme n'avait enseigné à Dieu, sous quelque nom que ce dernier se soit présenté à l'embarcadère du vivant : vis, tout ce qu'il faut, car bien assez tôt sur le paillasson de tes rêves te viendra l'heure des choix, des regrets et des preuves d'amour, voire des tueries légales et même naturellement salutaires (si, si, tout peut t'arriver, et tu n'es à l'abri d'aucune exaction bénie de tes semblables, la preuve : tu es né d'un silence, et de ce silence inexpugnable en apparence, j'ai construit une voix tracée à la craie de mon regard et à la sueur de mes ultimes espérances en ce que tu représentes. L'espoir qu'un jour parmi les hommes, tu te souviennes de quelle mère morte tu n'auras plus à naître. L'espoir inviolable et suranné que tu trouveras ta voix, cachée par le brouhaha de tellement de silences qu'il fallait bien un écho immémorial pour que tu en écloses enfin). En attendant, vis, des voix sont à prendre, l'apogée viendra avec l'écho que tu choisiras d'en laisser. Vis.

(...)

 

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