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••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

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😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


Postulatomes crochus.

Publié par Philéas Ticot sur 23 Août 2015, 15:05pm

Catégories : #Souven@nces (), #{Des rasoirs dérisoires}, #Un tout petit mot ment.., #*Petits bonheurs simples*, #Poétisanes !, #Peintures de l'Aube - La Folie des Glandeurs

 

          Les fleurs sont arrosées, ma puce, et j'ai une bonne nouvelle pour toi : elles m'ont inspiré un autre tuyau d'arrosage plus cosmico-prosaïco-rien.à.foutiste que la dernière fois où je les avais énamourées d'ondes H2O. "Rien ne se crée, rien ne se perd", prétend l'adage, auquel j'adhère totalement. Chaque atome existant est supposé avoir été là dès le tout premier instant de l'Univers ; que celui-ci ait été accouché sous intraveineuse péridurale par un dieu cabotin, ou qu'il se soit auto-produit à partir de lui-même, ou de rien, ou de tout, ou de peu importe qui/quoi/comment/pourquoi. Depuis lors, aucun autre élément baryonique n'aurait vu le jour, même en pleine nuit.

        Et ce simple postulat de base suffit à mon bonheur de l'instant, car j'acquiers, entre deux pétales de cette chose étrange que tu avais plaisir à goûter à la place de ta nourriture industrielle, l'intime conviction que je te retrouverai. Peu importe où et quand. Tes atomes sont éparpillés dans le grandiose panorama galactique : ce pourrait être sacrément effrayant, c'en est, au contraire, immensément rassurant ! Je préfère le voir ainsi. Non, je DOIS le voir ainsi, et pas autrement, si je veux pouvoir aller au-delà de ce soir, de juste maintenant, ou d'il y a à peine cinq minutes, lorsque j'ai encore eu mal à la mémoire de toi. Ils sont tous là, tes atomes, disséminés au hasard, et bientôt rassemblés de même : il me tarde de voir en quoi la Nature, délicieusement cachottière et ne s'embarrassant d'aucune logique qui soit intelligible à nous autres, s'ingéniera à te convertir. Au fond, peu me chaut qu'elle choisisse perfidement ou délibérément de te transformer en chaise pour cul-de-jatte, en Genghis Khan post-moderne  ou en grain de sable pour châteaux de cartes Vermeil : je veux juste aller à ta rencontre, et te dire toute les foutues bonnes raisons que tu as eues, nom d'une guerre nucléaire, de te barrer d'ici. Je veux, enfin je voudrai(s) seulement... Juste te "connaître", sous une forme quelconque tant qu'elle me soit transmise sans l'ombre d'un doute. Et m'en retourner aussi vite, pour te laisser mener la nouvelle vie qui t'attendra, où qu'elle soit, quelle que soit l'époque où elle fleurira, et quelle qu'en soit la finalité. Autre que celle d'avoir été là, suspendue entre deux grammes de poussières, emplie de conscience et de savoir pour les secondes d'après.

          Ah tiens, j'ai arrosé deux fois les plantes de ton ancien jardin ! Elles toussent pour me rappeler à l'ordre cosmique de notre micro-écosystème... Mais je n'en ai cure ! et me contente de leur faire la nique en leur semant ces quelques mots [qu'ils devront s'évertuer à faire germer dans la baignoire chlorophylle matricielle de leur mémoire protéiforme] : je croiserai à nouveau tes atomes. Et, histoire de leur rappeler que ce n'est jamais moi le patron - et que je ne tiens surtout pas à l'être, jamais -, je leur insuffle, par perfusion neuronale télé-pathétique, que ces mêmes mots sont également valables pour elles. Je croiserai leurs atomes ! C'est écrit dans le grand livre de recettes-miracles du Cosmos.

 

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