Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

••• É𝐜𝐨𝐭 𝐝𝐮 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 •••

😷 Littéra'tueur en série non homologué 😜


L'autre moitié du Monde (10)

Publié par Philament sur 20 Juillet 2015, 15:38pm

Catégories : #*L'autre Moitié du Monde*, #Poétisanes !

          Pendant que des mondes se font et se défont au comptoir des étoiles filantes, trouve un nuage assez fou pour supporter ta météo caractérielle, et assieds-toi au milieu des anges qui ne viendront pas. Il y a quelqu'un ici, dans le fond de teint de ciel bleu, qui se targue de t'avoir attendue bien plus de nuits que n'en compte l'éternité, mais ça n'a pas plus d'importance que les jours qui ont tout fait pour que tu n'y viennes jamais : hardis les cœurs, c'est ici et maintenant que penche l'horizon matriciel qui te fera crever mieux que dix-mille écoutes d'un "chanteur" de rap à la mode de chez Tumféwèsh. Ici tu peux avoir froid dans ton manteau de ouate, rien ni personne ne viendra te couvrir. Sauf, peut-être, la seule honte de n'y avoir pas songé plus tôt ; la honte ultime, sauvage et intemporelle, de s'attacher à ne sauver que ce qui n'en vaudra jamais la peine autrement que pour les nantis de rien et départis de tout. Ce qui gouverne le sol, sous tes pieds, n'a pas vocation à monter jusqu'ici ; ne t'en préoccupe plus, les-anges-qui-ne-viendront-pas vont s'y atteler.

Un peu de sel sur le côté gauche de ton nuage, et tu pleureras de l’œil droit ; une pincée de perlimpinpin sur la face nord de dieu le père, et tu saigneras du côté sud du désert omniprésent même dans l'absence. Il y a vraiment quelqu'un ici qui attend que ton désespoir soit assez artistique pour en faire un ouragan, mais ne te retourne pas : tu risquerais de te froisser un neurone, un muscle ou une idée qui aurait poussé sur les étoiles. Où tu n'es pas, n'es pas près d'être et pourtant en descends, juste hier avant que même les nuages ne perdent pied sous les assauts de l'intelligence made in Homo Sapiens. Voilà tout ce qu'il te faut être, devenir et combattre : de la simple poussière d'anges-qui-ne-viendront-pas, de l'ordinaire exception aléatoire distribuée au compte-gouttes à la manière de cumulo-nimbus qui auraient fait trop d'arrêts au stand de bière.

          Quelqu'un derrière toi n'y est plus ; des pas cotonneux sur le rebord du temps appellent une ombre, qui répond par ton nom ; il se met à pleuvoir dans les yeux du cosmos, au diapason des tiens qui ne brillent plus que l'espace-temps d'y penser, et plouf ! la vie sèche des larmes qui ne lui appartiennent pas. Tout est bleu dans l'obscurité, rien n'approche plus la raison que la conscience qu'elle est tout sauf de la matière pour ectoplasmes de foire, et tu grignotes des secondes au néant. Je n'ai pas trouvé l'ascenceur qui mène ici, pourtant m'y voilà, que dois-je faire pour ne pas déranger ton agonie ? Pardonne-moi ma Luciole, ou fais semblant, je ne sais rien faire d'autre que des trous dans le silence. Et le tien me brûle mieux que l'enfer que tu me laisses. L'enfer où tu te laisses.

(...)

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Il y a quelque chose de désinvolte dans ta poésie,un peu comme une révolte ailée,céleste,tu m'étonnes que tu aimes tant la Nébuleuse:)
Répondre
P
J'aime assez "désinvolte", ce petit côté Noir Dèz' avant Vilnius mais totalement et définitivement... "nébuleux" :-)

Nous sommes sociaux !